Louis-Simon Lemieux

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Infos personnelles

Date de naissance : 1982

Lieu de naissance :
Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier
Habite la région :
Québec

Coordonnées

Localité : Québec
Région administrative (Québec) :
Capitale-Nationale - 03

Réseaux sociaux :

Présentation

Natif de Ste-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, Louis-Simon Lemieux est l’un des plus remarquables multi-instrumentistes de tradition du Québec. Il se démarque par son talent, mais aussi par sa fougue et son impressionnante énergie. Il aborde les répertoires d’airs québécois, irlandais et écossais depuis sa plus tendre enfance.

Rôle(s) dans l'écosystème trad


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Musicien.ne

Instrument(s) joué(s) :

Accordéon, Violon, Harmonica, Guitare, Mandoline, Banjo, Basse, Piano, Podorythmie, Bodhran (tambour à mailloche), Violon alto

Apprentissage

Louis-Simon Lemieux a toujours été en contact avec la musique traditionnelle. Ainé d’une famille de trois enfants, il commence à manipuler le violon vers l’âge de deux ans. Dès l’âge de trois ans, il démontre une aptitude surprenante pour l’harmonica et s’amuse à frotter un petit violon que lui a offert Keith Corrigan, excellent accordéoniste de la région de Valcartier.

Louis Simon n’a jamais suivi de cours de musique. Il a appris à jouer du violon avec son père Daniel Lemieux, qui a lui-même appris auprès de son père. Originaire de la Gaspésie, celui-ci a été directement influencé par le répertoire de cette région. L’arrière grand-père de Louis-Simon jouait également du violon. Louis-Simon Lemieux mentionne, au sujet de ce dernier, qu’il était un musicien amateur, un « violoneux de village ». Pour les Lemieux, le violon est donc une histoire de famille sur plusieurs générations. Louis-Simon mentionne également avoir appris que son arrière-grand-oncle (originaire de Mont-Louis) était également un bon violoneux à son époque.

Louis-Simon Lemieux raconte de quelle manière son père a appris le violon : « Avec mon oncle, donc son frère, ils ont joué ensemble; ils ont appris la musique ensemble. Il y avait un violon dans la maison, donc ça leur a donné l’idée d’apprendre. Ils ont appris beaucoup par eux-mêmes et au contact de d’autres musiciens, une fois rendus à Québec. » Daniel Lemieux a également été en contact avec la musique par le chant choral. Il a par ailleurs appris quelque temps le piano avec une tante. Ainsi, le père de Louis-Simon maitrise la théorie musicale sans en avoir une connaissance poussée. De nombreux rassemblements de musiciens, jams ou rencontres improvisées avaient lieu à la résidence familiale; Louis-Simon s’y est joint très jeune. Le milieu familial représente en somme le lieu d’apprentissage du répertoire.

En parallèle de sa carrière de musicien, Louis-Simon s’est également fait connaitre dans le milieu pour ses talents de sonorisateur. Il demeure très en demande dans divers évènements. C’est ce parcours qui l’a amené à devenir le directeur technique des Rendez-vous ès Trad de Québec. Il possède également sa propre maison d’enregistrement, le Studio des Trois Lits.

Influence et répertoire

Louis-Simon qualifie le répertoire gaspésien hérité de ses prédécesseurs comme un répertoire de pièces simples, ayant certaines ressemblances avec un style plus western. Il avoue qu’il est plutôt difficile en général d’affirmer hors de tout doute la provenance du répertoire québécois. Somme toute, le premier répertoire avec lequel il a été mis en contact est un répertoire de pièces pour la gigue et pour la danse. Louis-Simon a été grandement influencé par les musiciens qui ont côtoyé son père : « Chez nous c’était un lieu de pratique, les musiciens venaient chez nous pratiquer et moi j’arrivais avec mon petit violon, mon ukulélé, mes musiques à bouches et mes petites cuillères et je jouais avec le band. »

Il mentionne plus particulièrement l’influence d’André Alain de Portneuf, qu’il a beaucoup côtoyé. Son père écoutait également assidûment le répertoire de Jean Carignan. Louis-Simon explique : « C’est probablement ce que j’ai le plus écouté. On peut dire que techniquement, c’est le plus fort, le meilleur; on veut toujours écouter ce qu’il y a de meilleur et essayer de copier ça. »

Si Louis-Simon n’a pas été directement en contact avec les musiciens de la Gaspésie puisqu’il n’habitait pas la région, il n’en est pas moins l’héritier. « Le côté gaspésien, je l’ai de mon père et de mon grand-père. » Il attribue l’influence du répertoire du Bas-du-Fleuve et gaspésien de son père à la popularité de la famille Soucy : « parce que ça passait à la radio aussi. C’est toujours ce qui était le plus populaire. »

La pratique musicale de Louis-Simon Lemieux est grandement inspirée par la musique traditionnelle irlandaise : « C’est ce qu’on a le plus. Il y en a une quantité extrêmement grande de musique irlandaise, c’est inépuisable ! » Selon lui, en Irlande, la musique traditionnelle représente une tradition plus forte, plus respectée et mise de l’avant qu’au Québec par exemple. Il donne en exemple la popularité des concours de musique là-bas, alors qu’au Québec ce volet demeure relativement amateur.

Le musicien a été influencé par la musique du Cap Breton, entre autres par le répertoire de Nathalie Mc Master et de Ashley MacIsaac. « J’ai écouté les classiques », affirme-t-il. Michael Coleman, James Morrison, Helen Ivers et Liz Carol ont également marqué son parcours. Louis-Simon parle de l’influence de la musique de la côte Est des États-Unis. D’ailleurs, dans les années 1920, son arrière-grand-père ainsi que son arrière-grand-oncle se sont rendus à Boston pour travailler et y ont rencontré des musiciens irlandais. « C’est pour ça que la musique irlandaise est très forte, ça s’est en venu de là. (…) Surtout en Gaspésie, il y a beaucoup de (répertoire) irlandais », explique le violoneux.

Style

Louis-Simon Lemieux essaie d’avoir une posture qui s’apparente le plus possible à la posture classique. En se comparant à un musicien classique, il mentionne, amusé : « J’ai le même outil, mais je ne fais pas la même job ! ». Sa prise d’archet est une prise d’archet classique (tenu à la base de l’archet). De la même manière, pour ce qui est de la posture de la main, elle est posée à la manière d’un musicien classique.

Pour lui, la posture est une question d’ergonomie et de répertoire : « Si tu veux te lancer dans du répertoire plus dur (comme Carignan ou le répertoire irlandais), quand il faut que tu montes de position, il faut se placer en position plus classique. » Louis-Simon évoque également l’importance de tenir compte de la physiologie du musicien. Par exemple, « quand tu es très grand, ton violon est beaucoup plus petit. Ça change les angles », explique-t-il.

En général, selon lui, les violoneux ont tendance à avoir une approche spécifique dans la manière de ternir l’archet, de placer le bras, de lever le coude, ou de placer l’épaule, différente de celle des musiciens classiques : « Les violoneux ont tendance à avoir le coude un peu plus bas parce qu’en classique les notes sont plus longues, on a besoin de la longueur de l’archet au complet. Mais en trad, les notes sont plus courtes. »

Louis-Simon Lemieux admet que le violon est un instrument plutôt difficile pour le corps et qui peut occasionner des douleurs. « J’ai tout le temps mal! », mentionne-t-il. Il insiste donc sur l’importance de trouver une position personnelle adaptée à la souplesse et aux faiblesses physiques de chacun. De son côté, il n’a pas hésité à demander conseil auprès de musiciens d’expérience quant à sa posture et sa technique. Louis-Simon se qualifie comme un musicien plutôt versatile, avec une couleur qui lui est propre. Il rigole : « Je pense que ça se voit que je ne suis pas un violoniste classique!» Son jeu est dynamique : « j’aime avoir un bon swing. » Apprendre les vitesses de chacune des pièces et varier les énergies du jeu sont également des aspects du violon traditionnel qu’il affectionne particulièrement.

Description de l'instrument

Pieds

Univers musical

Le passage de Louis-Simon comme enseignant à l’école de Jeunes musiciens du monde de Québec a en quelque sorte forcé ce dernier à apprendre à lire les portées musicales. Pour lui, il est intéressant et utile de savoir lire la musique. « Ce n’est vraiment pas nécessaire en trad », nuance-t-il toutefois. Pour lui, il est tout à fait possible d’être un excellent musicien en apprenant le violon à l’oreille. C’est même probablement mieux pour commencer la musique traditionnelle.

Profil créatif

Très rapidement dans son parcours, Louis-Simon a composé quelques airs de violon. Il travaille par improvisation. De cette manière, il enregistre les séquences ou les enchainements qu’il a en tête, pour, par la suite, les retravailler. Il affectionne particulièrement les « tounes croches ».

Enregistrements

Avec son père Daniel Lemieux, Louis-Simon a enregistré plusieurs albums. En 2003, il se joint au groupe Les Chauffeurs à pieds, fondé en 1999, avec qui il enregistre plusieurs albums et tourne aux États-Unis, en Europe, en Afrique et en Australie. Il est également l’un des chanteurs au sein de la formation. Il tourne en parallèle avec divers artistes (La Bottine Souriante, le Rêve du Diable, La Volée d’Castors, RéVeillons!). « Le plus gros défi, c’est de mémoriser tous les arrangements », admet-il.

Louis-Simon Lemieux essaie le plus possible d’enregistrer le répertoire qu’il détient (sous forme d’archives personnelles) pour ainsi pouvoir en garder une trace. Il dresse des listes, qui lui sont notamment bien utiles lorsqu’il joue pour la danse.

Le violoneux est bien fier de pouvoir gagner sa vie de sa pratique du violon traditionnel: « Ce n’est pas simple, il faut voyager, il faut faire beaucoup de route, beaucoup d’avion. Je fais le tour du monde. (…) C’est dur physiquement. Prendre l’avion, faire un spectacle, en faire un autre et revenir. » Mais il en retire un grand plaisir et « beaucoup d’adrénaline ! »

Rôle(s) dans un groupe de musique

Scène

Louis-Simon Lemieux a rapidement fait de la scène. À 10 ans, il participe à la tournée du groupe Manigance en France, tournée durant laquelle il se présente lors des rappels, seul avec son harmonica. À 11 ans, il apprend la guitare d’accompagnement en côtoyant Paul Marchand, un ami de son père. Ils se rendront d’ailleurs tous deux sur la prestigieuse scène des Plaines d’Abraham, le 24 juin 1994.

Louis-Simon Lemieux se produit aujourd’hui très souvent sur scène. Pendant plus d’une quinzaine d’années, il a offert des prestations dans les cabanes à sucre. Il fait partie de plusieurs groupes de musique traditionnelle. Il joue également souvent à l’occasion de veillées de danse traditionnelle. Il co-anime également des ateliers et des présentations dans les écoles. Dans les dernières années, avec le câlleur Jean-François Berthiaume, il a joué dans plus d’une quarantaine d’écoles francophones primaires et secondaires (en Colombie-Britannique, en Alberta, en Ontario et au Québec). Il soutient qu’il est important de réfléchir à l’approche à utiliser avec les jeunes. Selon lui, l’intérêt est présent, il faut simplement offrir un produit de qualité et bien répondre aux goûts et intérêts des plus jeunes générations.




Dans le violon de Jos

Interprétation(s) détaillée(s)

Page de l'interprétation
5-4-3 à Daniel Lemieux et Clément Lambert enseigné par Louis-Simon Lemieux
VidéoPédagogique


Musique
Instrument(s) :
  • Violon (1)
  • pieds (1)
5-4-3 à Daniel Lemieux et Clément Lambert par Louis-Simon Lemieux
Vidéo


Musique
Instrument(s) :
  • Violon (1)
  • Pieds (1)
Chicaneuse + Reel Béatrice par Daniel et Louis-Simon Lemieux
Vidéo


Musique
Instrument(s) :
  • Violon (2)
  • Pieds (2)
Reel des Éboulements par Les Chauffeurs à pieds
Vidéo


Musique
Instrument(s) :
  • Violon (3)
  • Guitare (1)
Reel du Rossignol par Louis-Simon Lemieux
Vidéo


Musique
Instrument(s) :
  • Violon (1)
  • Pieds (1)
Reel St-Jean de l'Île d'Orléans par Louis-Simon Lemieux
Vidéo


Musique
Instrument(s) :
  • Violon (1)
  • Pieds (1)

Vidéo originales

Titre de la vidéo Détails
Du violon à l'oreille : capsule promotionnelle
Capsule promotionnelle du projet
Louis-Simon Lemieux parle du 5-4-3 à Daniel Lemieux et Clément Lambert
Note ethnomusicale d'un morceau interprété en studio
Louis-Simon Lemieux enseigne le 5-4-3 à Daniel Lemieux et Clément Lambert
Interprétation didactique d'un morceau en studio

On le/la voit

 A le nomA l interprétation du morceau
Séquence 00084Témoignage de Louis Simon-Lemieux sur sa participation au Violon de Jos
Séquence 00086Louis-Simon Lemieux parle du 5-4-3 à Daniel Lemieux et Clément Lambert
Séquence 00089Interprétations 5-4-3 à Daniel Lemieux et Clément Lambert par Louis-Simon Lemieux (éxécution normale, lente puis progressive)5-4-3 à Daniel Lemieux et Clément Lambert
Séquence 00090Explications techniques du 5-4-3 à Daniel Lemieux et Clément Lambert par Louis-Simon Lemieux
Séquence 00110Louis-Simon Lemieux parle du violon pour les gauchers
Séquence 00111Louis-Simon Lemieux parle de la famille Lemieux
Séquence 00112Louis-Simon Lemieux parle de son succès
Séquence 00113Louis-Simon Lemieux parle aux novices de la musique traditionnelle québécoise
Séquence 00114Louis-Simon Lemieux parle de la culture du violon traditionnel à Québec

On en parle

 A le nomA l interprétation du morceau
Séquence 00111Louis-Simon Lemieux parle de la famille Lemieux

Autres Infos

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